Les remontées capillaires prévention et diagnostic efficace
Dernière mise à jour : 28 sept.
Les remontées capillaires constituent l’une des pathologies d’humidité les plus fréquentes dans le bâtiment. Souvent confondues avec des infiltrations classiques, elles nécessitent pourtant une analyse spécifique et une approche technique adaptée. Voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre ce phénomène, le diagnostiquer et y apporter des solutions durables.

Qu’est‑ce que les remontées capillaires ?
Les remontées capillaires correspondent à la migration verticale de l’eau présente dans le sol à travers les matériaux poreux d’un bâtiment. Les murs, dalles et fondations agissent comme une véritable “éponge” : l’eau remonte par capillarité dans les pores et micro‑fissures des matériaux, faute d’une barrière d’étanchéité efficace.
Ce phénomène est physique, naturel, et se produit lorsque trois conditions sont réunies :
présence d’eau dans le sol (nappe phréatique, humidité du terrain, ruissellement),
matériaux poreux (béton, mortier, briques, pierres, enduits),
absence ou défaillance d’une étanchéité horizontale ou verticale.
Dans quel cas cela se manifeste ?
Les remontées capillaires apparaissent principalement lorsque les murs sont posés directement sur un sol humide ou lorsqu’il n’existe pas de coupure de capillarité. On les retrouve souvent dans les maisons anciennes, les rez‑de‑chaussée, les caves, les garages ou les murs enterrés.
Elles peuvent aussi se manifester après des travaux extérieurs qui modifient l’écoulement de l’eau : ajout d’une terrasse, d’un trottoir, remblais contre une façade, drainage insuffisant… Dès que l’eau stagne au pied d’un mur, le risque augmente.
Les signes sont généralement visibles en partie basse des murs :
peinture qui cloque ou s’écaille,
enduit qui se dégrade,
traces d’humidité ou auréoles,
salpêtre (dépôts blanchâtres),
plinthes gondolées, bois déformé.
L’humidité peut parfois remonter jusqu’à 80 cm ou 1 m selon la porosité des matériaux.
Comment éviter et comment réparer ?
Pour éviter les remontées capillaires dans le neuf, on installe une membrane d’étanchéité horizontale et on protège les murs enterrés. Un bon drainage autour du bâtiment limite aussi la pression d’eau.
Sur un bâtiment existant, plusieurs solutions existent :
injections de résine pour créer une barrière anti‑capillarité,
reprise d’étanchéité extérieure si le mur est accessible,
drainage périphérique ou intérieur,
dépose des enduits abîmés et application d’enduits adaptés,
assèchement technique du mur.
Chaque situation doit être analysée pour choisir la solution la plus efficace et durable.
Notre analyse
Si vous suspectez ce type de phénomène, il peut être judicieux de faire appel à un professionnel. SION EXPERTISE vous propose de détecter ces phénomènes, les analyser et vous informer des solutions techniques existantes et nécessaire afin d'éviter sa propagation.



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